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SCIENCE - NEO-EVHEMERISME - DONJONSDRAGONS

La vallée de la mort (Sibérie)

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Les chaudrons de la vallée de la mort (Sibérie)

La vallée de la mort se situe dans la vaste région du Yakutia en Sibérie, dans le bassin de la rivière Viliuy. La région marécageuse, difficile d'accès et très peu peuplée, est dotée d'une taïga impénétrable. Sa surface est de l'ordre de 100 000 kilomètres carrés.

Rivière Vilyuy
Rivière Vilyuy

A de nombreuses occasions ont été observées dans cette région d'immenses coupoles métalliques d'une couleur rougeâtre apparentée à celle du cuivre, les bords seraient tranchants et le métal très difficile à entailler. Les personnes s'étant approchées suffisamment longtemps de ces coupoles, que ce soient des chasseurs ou des équipes d'exploration sont toutes tombées gravement malades ou sont mortes par la suite. Les symptômes laissent penser que ces objets ou les environs seraient radioactifs.
Une explosion eut lieu dans cette région en 1908, elle fut observée par les passagers de l'orient express et indirectement à travers le monde. Avant de revenir sur cet événement nous nous intéresserons à divers témoignages et aux légendes locales.

Témoignages et expéditions :

1853 : R. Maak, un explorateur, apprit l'existence d'un ces chaudrons dans la vallée de Viliuy où coule une rivière appelée Algy timirbit, dont seulement un seul côté dépasserait du sol, mais serait assez grand pour que des arbres puissent y pousser en dessous.

Croquis structure souterraine
Croquis structure souterraine

1933-1947 : Mikhail Koretsky s'est rendu trois fois dans la vallée de la mort à la recherche d'or et croisa à plusieurs reprises ces mystérieux objets de couleur cuivrée. Il tenta plusieurs fois d'ébrécher les coupoles avec un ciseau, sans y parvenir, ni à les marteler, ce qui confirme que le métal en question n'est pas du cuivre ; il serait recouvert d'un matériau qui ressemble à l'émeri. La végétation alentours était anormale, différente de celle des environs, plus luxuriante. Il ramena une pierre du sol d'un des chaudrons, une hémisphère parfaite de six centimètres de diamètre, noire, sans trace de manufacture, mais lisse comme si elle avait été polie, le bord était coupant, à tel point qu'il coupait le verre et il l'utilisa comme diamant.

1936 : Un géologue, guidé par de vieux indigènes, découvrit une coupole hémisphérique de métal lisse, de ton rougeâtre, dépassant du sol ayant le bord tranchant. La paroi était épaisse d'environ 2cm, quant à la partie émergeant du sol ne représenterait qu'un cinquième de la coupole, mais serait assez grande pour qu'un cavalier monté puisse y passer dessous.

Possible chaudron immergé
Possible chaudron immergé

1954 : Les militaires soviétiques firent des essais nucléaires dans la partie nord de la région du fait de son isolement et de son dépeuplement. Un essai d'un engin de 10kg vu l'ampleur de son explosion multipliée par 2000 à 3000. La cause de cet écart demeure inconnue et inexpliquée. La puissance de l'explosion est estimée entre 20 et 30 MT (elle fut ressentie par les sismographes du monde entier), alors que la bombe russe la plus puissante de l'époque était de 0.4MT (Bombe A boostée), c'est seulement en 1955 que l'URSS testa sa première bombe à fusion étagée développant 1.6MT.

1961 : En URSS, une communication de l'Académie des Sciences indique que le désastre de la Tunguska en 1908 présentait tous les caractères d'une explosion nucléaire.

1963 : A partir de 1963 le dirigeant de l’Académie des Sciences russe, Nikolai Vasiliev, coordonna quelques 29 expéditions scientifiques dans la région de Tunguska. Ce n’est qu’en 1989 que les scientifiques étrangers furent officiellement invités à se joindre aux expéditions russes. Le professeur Roy A. Gallant fut le premier scientifique américain à se joindre à ces expéditions. Il sera rejoint par des chercheurs Russes, Allemands, Japonais, Anglais et Italiens.

Croquis chaudron et cavalier monté
Croquis chaudron et cavalier monté

1964 : Dans les années cinquante, un gisement de diamant fut mis en évidence dans la région et une mine a été alors construite afin de l'exploiter. L'édification de cette mine alla de paire avec celle d'un aéroport, de routes et d'un complexe hydroélectrique. Lors de la construction du barrage sur la rivière Viliuy, un canal fut creusé afin d'assécher le talweg principal et permis la découverte d'une « plaque » convexe de métal. Cependant, pressés par les délais, les responsables du projet ne donnèrent pas de suite et donnèrent l'ordre de poursuivre les travaux.

1969 : Le scientifique russe,Alexei Zolotov, a déclaré avoir trouvé de la radioactivité sur le site de l'"impact". Ce professeur de physique a organisé avec son école diverses expéditions sur le site de Tunguska et a effectué une série d'annonces de "radioactivité anormale". Cependant d'autres expéditions ne trouvèrent pas de radiations anormales en dehors des traces de retombées des essais de bombe H des soviétiques. Après une enquête de 17 ans, Zolotov expose la théorie de l'explosion nucléaire en supposant qu'elle ait été causée par la visite d'un appareil extraterrestre. D'après lui, un appareil contrôlé par des êtres d'autres mondes pourrait avoir provoqué l'explosion de 1908. Il imagine un appareil propulsé par nucléaire explosant accidentellement en raison d'une défaillance technique.

Croquis boule de feu
Croquis boule de feu

1971 : Deux chercheurs, A. Gutenev et Yu. Mikhailovsky, rapportèrent qu'un chasseur leur avait appris que dans la zone entre les deux rivières Niugun Bootur et Atadark, dépassait du sol un très grand « harpon » à trois facettes, et dans la zone de Kheliugur, entre deux rivières il y aurait un terrier où gisent des « cyclopes noirs vêtus de fer ».

1979 : Une expédition d'archéologues tenta de retrouver ces hémisphères, mais étant donné la nature du terrain, ils n'en trouvèrent pas la trace.

1999 : Une équipe de l'institut de science marine de Bologne (Italie) se rend au lac Cheko, à 8 km au nord/nord-ouest de l'épicentre déterminé par Kulik afin de rechercher dans les dépôts du lac d'éventuels marqueurs géochimiques et sédimentologiques de l'événement. Cependant, à mesure que leur travail progresse, un 2ème objectif se dégage : trouver des éléments accréditant ou réfutant l'hypothèse que le lac remplisse en fait un cratère d'impact du bolide. Au fil de cette 2ème enquête, l'équipe constate qu'on ne trouve pas trace écrite de la présence du lac avant 1908. De plus, l'aspect du lac semble peu compatible avec un processus tectonique ou d'érosion/déposition.

Légendes :

Dans un lieu appelé Tong Duurai, coule un ruisseau appelé Ottoamokh autour duquel existent des cavités incroyablement profondes. Ce serait la demeure d'un géant flamboyant et destructeur. Chaque six ou sept siècles, une monstrueuse boule de feu jaillit de ce lieu, et soit explose juste après sa sortie, soit s'envole pour exploser au loin. Elle aurait pour effet de transformer une région de centaines de kilomètres carrés en un désert calciné parsemé d'éclats rocheux.

Croquis explosion
Croquis explosion

Les légendes Yakutes font de nombreuses références à des explosions, tourbillons de feu et autres sphères incandescentes montant dans les airs. Ces phénomènes sont systématiquement associés aux constructions métalliques que l'on trouve dans la vallée de la mort. Certaines sont décrites comme des maisons de fer grandes et rondes prenant appuis sur des supports latéraux avec un large trou au sommet du dôme. D'autres sont enfoncées dans le permafrost et des objets sont éparpillés dans la région comme par exemple des couvercles en métal. Les légendes racontent que les mystérieuses boules de feu jaillissent de l'orifice au sommet de ces constructions, montent sous la forme d'une colonne de feu au sommet de laquelle apparaissait une nouvelle boule de feu accompagnée de quatre coups de tonnerre successifs, puis montaient plus haut en laissant une traînée de fumée et de feu avant d'exploser au loin (salves d'explosions).


Les légendes Tungus (petit peule nomade de la région) racontent qu'un jour ils furent plongés dans une obscurité profonde et que tout fut secoué par une déflagration assourdissante. Un ouragan survint, des éclairs zébrèrent le ciel en tous sens. Lorsque le calme revint et que l'obscurité se leva, ils constatèrent une vaste dévastation ainsi qu'une haute structure verticale brillant au soleil visible à une distance de plusieurs jours de marche. Pendant longtemps, la structure émit un bruit désagréable tout en disparaissant progressivement dans le sol. A la place s'ouvrait un vaste trou béant d'où s'échappait une puanteur étouffante. A distance l'on pouvait apercevoir une « île tournoyante » apparaissant au-dessus de l'ouverture. Ceux que la curiosité poussait à s'approcher ne revinrent jamais.

De nombreux récits racontent les envolées de ces boules de feu dans un bruit assourdissant et explosant dans le lointain à travers différentes époques, cependant une fois une de ces boules explosa juste au dessus. Tout fut détruit sur des centaines de kilomètres à la ronde. Les quelques nomades, se trouvant en périphérie et ayant survécus, succombèrent à d'étranges maladies se transmettant génétiquement.

L’événement du TUNGUSKA en 1908

Le 30 juin 1908 à 7h15 heure locale, une terrible explosion survint accompagnée de vives lueurs. L'onde choc, équivalente à plusieurs centaines de fois celle qu'aura générée la bombe d'Hiroshima 37 ans plus tard, a détruit la forêt sur d'un rayon de 20 kilomètres et fait des dégâts jusqu'à une centaine de kilomètres.

Résultat de l
Résultat de l'explosion de 1908

Une expédition s'est rendue sur place en 1927, mais n'a trouvé aucun cratère d'impact, ni reste de météorite. On estime que l'explosion se serait produite entre 5 et 10 km d'altitude à 63km au nord ouest de Vanavara . On a enregistré cette explosion sous forme de séisme de magnitude 5 à l'observatoire d'Irkoutsk à 1000km de là.

Deux autres expéditions se rendirent sur place en 1958 et en 1961. On découvrit une multitude de petites sphères de métal et de silicates dispersées dans le sol de la région.
L'explosion détruisit intégralement la forêt sur un rayon de plus de 20 km, abattant 60 millions d'arbres ; le souffle fit des dégâts sur plus de 100km et la déflagration fut audible dans un rayon de 1500km. De nombreux incendies se déclenchèrent, brûlant des zones forestières pendant plusieurs semaines.
Un vortex de poussières et de cendres se forma et fut entraîné jusqu'en Espagne par la circulation atmosphérique, créant des halos dans la haute atmosphère, qui s'étendirent sur tout le continent. On put observer des couchers de soleil très colorés et une luminosité exceptionnelle en pleine nuit fut constatée pendant plusieurs jours en Europe occidentale, à tel point qu'on pouvait lire un journal de nuit.

Evenement du Tunguska
Evenement du Tunguska

Une première hypothèse, expliquant une explosion nucléaire en basse altitude, serait un engin nucléaire (bombe, vaisseau, combustible pour réacteur) d'origine inconnue (extra-terrestre) puisque la première bombe A ne fut créée que bien des années plus tard. La seconde est à mettre en corrélation avec les chaudrons. Était-ce un tir afin de détruire un météore rentrant dans l'atmosphère ? C'est ce que laisserait entendre les nombreux témoignages des personnes ayant assistés aux tirs de ces boules de feu dans toute la région.
De nombreux témoins très éloignés les uns des autres observèrent plusieurs objets sur des trajectoires différentes mais convergentes vers le même point. Un séisme advint une demi-heure environ avant la destruction de la météorite et de fortes perturbations géomagnétiques ont été enregistrées en Allemagne par le professeur Weber. Du fait de cette intense activité, ont été observés des phénomènes atmosphériques inhabituels en Europe et à l'ouest de la vallée de la mort, une illumination inhabituelle des nuits ainsi que des nuages argentés apparurent dans les lueurs de l'aube d'est en ouest. Toute cette activité cessa lorsque la météorite fut détruite.

Images

Cartes

Bibliographie