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SCIENCE - NEO-EVHEMERISME - DONJONSDRAGONS

La carte de Piri Reis

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Piri Ibn Haji Mehmed dit Piri Reis était un grand amiral ("reis" en turc) de la flotte ottomane au XVIe  siècle, né à Karaman (province). Neveu du célèbre pirate Kemal Reis dit Camali, il est surtout connu pour son œuvre de cartographe. Lettré, il se passionnait pour les cartes et les collectionnait.

Une des cartes les plus célèbres est celle surnommée Carte de Piri Reis. Elle fut découverte en 1929 lors de la rénovation du Palais de Topkapi à Istanbul.

PIRI REIS

En 1547, après un long oubli, Piri Reis est fait amiral de la flotte d'Égypte basée à Suez qui opère dans la mer Rouge, dans l'océan Indien et dans le golfe Persique.

Piri Reis reçoit en 1548 la mission de prendre Aden, ville du Yémen donnant sur l'océan Indien, prise par les Ottomans quelques années auparavant mais tombée aux mains de tribus arabes. Il part de Suez en avril 1548 à la tête d'une flotte de 60 bâtiments et s'empare de la ville en janvier/février 1549. En remerciement, il reçoit un zeamet (un domaine) lui fournissant une rente annuelle de 100  000 akçes.

L'attaque contre Ormuz est décidée par Rüstem Pacha, le grand vizir ottoman qui, alerté par les attaques portugaises lancées depuis Ormuz a pour objectif d'annihiler cette base ennemie, de manière à faire du golfe Persique un lac ottoman. Il ordonne la construction à Suez de nouveaux navires en 1550 et donne pour mission à Piri Reis de préparer une expédition contre Ormuz et l'île de Bahreïn, tributaire des Portugais.

En avril 1552, Piri Reis prend le départ de Suez avec une flotte de 25 galères, quatre galions avec 850 soldats à leur bord4. Après avoir dépassé Jeddah et le détroit de Bab el Mandeb, il fait cap vers Ras al-Hadd, une péninsule à l'entrée de la mer d'Arabie. En août, les Ottomans apparaissent au large de Mascate, importante place forte portugaise. Le fils de Piri Reis, Mehmet Rei, à la tête d'une avant-garde de cinq galères, y arrive le premier et fait bombarder la ville. Au sixième jour des bombardements, le reste de la flotte ottomane arrive et, le lendemain, le commandant portugais accepte de se rendre à condition qu'il soit permis à sa garnison de rejoindre librement Ormuz. Cependant, Piri Reis ne tient pas sa promesse, il fait prisonnier les 128 Portugais, désarme leur flotte et détruit la place forte.

La flotte ottomane arrive au large de l'île d'Ormuz le 19  septembre  1552, cinq mois après leur départ. Les 700 Portugais qui tiennent le fort sont préparés à l'arrivée ottomane. Ces derniers prennent rapidement la ville d'Ormuz et entament un bombardement de la position ennemie. La situation est difficile pour les deux belligérants. Les Portugais connaissent une pénurie de vivres et les Ottomans épuisés par leur long voyage manquent de poudre à canon. De plus, ils redoutent l'arrivée de renforts Portugais en provenance de l'Inde. Après vingt jours de combats, Piri Reis décide de lever le siège le 9 octobre. Selon les sources portugaises, l'amiral jette ensuite son dévolu sur l'île voisine de Qeshm, rançonnant les riches marchands qui y sont établis.

Fin octobre, les Ottomans font cap vers Bassorah au fond du golfe Persique. Durant la même période, les autorités de l'Inde portugaise averties de la campagne ottomane décident de mener une contre offensive. Affonso de Noronha part de Goa pour Ormuz à la tête d'une flotte de 80 navires dont 30 de grande taille. À son arrivée à Diu sur la côte du Gujarat, il apprend que les Ottomans ont fait retraite à Bassorah et décide de ne pas se rendre en personne à Ormuz, et d'y envoyer son neveu, Dom Antao de Noronha, à la tête d'une flotte de 12 bateaux de grande taille et 28 autres navires. Lorsqu'il arrive à destination en novembre 1552, il ne peut que constater la violence de l'attaque ottomane, cause de nombreuses destructions à Ormuz.

Lorsque Piri Reis arrive à Bassorah, il se trouve confronté au beylerbey (gouverneur) de la province Kubad Pacha avec qui il s'entend mal. Piri Reis décide de se rendre au plus vite en Égypte, il reprend le départ pour Suez avec seulement trois galères rapides, laissant le gros de sa flotte à Bassorah. L'amiral ottoman est, malgré ses explications, décapité au Caire sur ordre du sultan en raison de ses échecs.

Selon Svat Soucek, cet enchaînement qui conduit à la mise à mort de Piri Reis s'explique par l'animosité entre l'amiral et le gouverneur qui découle du fait que le commandant de la flotte reproche au beylerbey de ne pas avoir envoyé les renforts promis pour la conquête d'Ormuz, en particulier la poudre à canon et d'avoir, ainsi, une responsabilité importante dans l'échec ottoman. De ce fait, pour couvrir ses propres manquements, il est fait l'hypothèse que le rapport que Kubad Pacha envoie à Istanbul est particulièrement défavorable. Piri Reis serait ainsi reparti précipitamment vers Suez afin de pouvoir donner sa propre version des faits, laissant le reste de ses navires à Bassorah par crainte que la flotte portugaise des Indes, dont il a encore des raisons de craindre la présence dans le golfe, détecte une formation trop importante et engage le combat. Svat Soucek indique aussi que deux accusations graves courent sur le compte de l'amiral ayant eu une possible influence sur le verdict. Il est accusé d'avoir rançonné les habitants de Qeshm après son échec à Ormuz, élément corroboré par leur plainte ultérieure auprès des autorités ottomanes, et, surtout, d'avoir été acheté par les Portugais afin qu'il lève son siège. La véracité de cette rumeur est vivement mise en doute par le chroniqueur İbrahim Peçevi (1572–1650) qui met en avant l'attachement prouvé tout au long de sa vie par l'amiral à la maison ottomane et à la défense de l'islam. Giancarlo Casale met, quant à lui, le départ précipité de Piri Reis sur le compte d'une crise de confiance liée à son âge avancé (il a alors selon certaines sources 90 ans), sa méconnaissance de ces mers et une grande déception en raison de son échec face aux Portugais.

LA CARTE DE PIRI REIS

La carte de Piri Reis est une carte ancienne, découverte en 1929 lors de la restauration du Palais de Topkapı à Istanbul. Elle est attribuée à l'amiral et cartographe ottoman Piri Reis qui l'aurait tracée en 1513. Dessinée sur une peau de gazelle, elle détaille les côtes occidentales de l'Afrique et les côtes orientales de l'Amérique du Sud.

La carte de Piri Reis n'est que le fragment d'une carte plus grande représentant le monde connu à l'époque où elle a été réalisée, et dont le reste est aujourd'hui perdu. L'amiral turc dit s'être inspiré d'une vingtaine d'autres cartes, allant de cartes antiques grecques à celles alors très récentes établies par le pilote de Christophe Colomb, capturé en Méditerranée par l'oncle de Piri Reis, ou encore à celles établies par d'autres navigateurs portugais. Il s’agit d’une carte très complète pour l'époque.

L'une des caractéristiques de cette carte est la figuration détaillée d'une côte connectée à la zone australe de l'Amérique du Sud, la côte de l'Antarctique, continent qui n'a été découvert officiellement qu'en 1818. Cette interprétation est soutenue notamment par Charles Hapgood, professeur américain d'histoire des sciences, dans son livre Cartes des Anciens Rois des Mers. Certains auteurs considèrent la carte comme un «  Out of Place Artifact  », estimant qu'elle a été réalisée 300 ans avant la découverte de l'Antarctique et qu'elle montre la côte telle qu'elle se présente sous la glace.

Selon les études, la dernière période où le continent antarctique était libre des glaces, remonte entre 6000 et 13000 ans. Soit le continent a été cartographié lorsque qu'il n'était pas recouvert pas les glaces (il y a environ 10000ans) soit il a été utilisé des sondes pour découvrir les côtes sous la glace.

Les questions sont les suivantes  :

- de quelles cartes Piri Reis s'est il inspiré  ?

- qui a réalisé les cartes d'origine ?

En 1953 un officier de la marine turque a envoyé la carte au bureau hydrographique de la marine américaine. Pour l'évaluer, M.I. Walters, l'ingénieur en chef du Bureau, a appelé à l'aide Arlington Mallery H., une autorité sur les cartes anciennes, qui avait déjà travaillé avec lui.

Après une longue étude, Mallery a découvert la méthode de projection utilisée. Pour vérifier l'exactitude de la carte, il a fait une grille et transféré la carte de Piri Reis sur un globe: la carte était tout à fait exact. Il a déclaré que la seule façon de réaliser la carte avec cette précision était l'arpentage aérien. Mais qui, il y a 10000 ans, pouvait avoir des avions pour réaliser cette carte ?

Les personnels du bureau ne pouvaient en croire leurs yeux, ils ont même pu corriger certaines erreurs dans les cartes d'aujourd'hui.

La précision sur la détermination des coordonnées longitudinales, d'autre part, montre que, pour dessiner la carte, il est nécessaire d'utiliser la trigonométrie sphéroïde, un processus censé existé qu'à partir du milieu du 18ème siècle.

La façon dont la carte de Piri Reis montre l'antarctique, ses côtes, ses rivières, montagnes, plateaux, des déserts, des baies, a été confirmée par différentes expéditions en Antarctique ; les chercheurs, en utilisant un sonar et sondages sismiques, ont indiqué que ces baies et rivières, etc, étaient sous la calotte glaciaire.

La carte de Piri Reis a d'autres particularités perturbantes  :

- la circonférence de la carte est précise à moins de 80 kilomètres ;

- la carte montre les côtes des Amériques seulement 21 ans après leur découverte par Christophe Colomb (qui n'a découvert à ce moment que les Caraïbes  ; l'exploration du continent n'en étant qu'à ses débuts à ce moment là)  ;

- la projection azimutale de la carte du monde (en regardant le monde d'un point au-dessus du globe) à partir d'un point au-dessus du Caire, montre que cette projection correspond avec précision à la carte de Piri Reis.

D'où viennent les cartes dont Piri Reis s'est inspiré pour faire la sienne ?

Qui a fait ces cartes ?

Pourquoi montrent-elles les côtes de l'antarctique telles que l'on pouvait les voir il y a 10000 ans ?

Pourquoi voit-on des côtes qui n'ont pas encore été découvertes à l'époque ?

Pourquoi est-ce une projection azimutale centrée sur le Caire ?

Beaucoup pensent que cette carte montre qu'il a été fait usage de procédés et de technologies qui n'étaient pas censé exister à l'époque. Qui possédait cette technologie avancée  ? Sûrement pas les hommes de la préhistoire, ni les contemporains de Piri Reis.

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Bibliographie